Dans le bleu de l'absinthe

Dans le bleu de l'absinthe
Dans les économiques,
Dans la métaphysique,
Dans les trop vieux combats
Je m'en sortirai pas.
Au gré des connections,
Les millions, les questions.
Dans la meute aux médias
Je m'en sortirai pas.
Entre l'aube et la fin
Dans l'antre de ta main
Dans les jeux de l'étreintre
Dans les maux les complaintes
Dans la contestation,
Les fausses rebellions
Dans le faux dans le vrai,
Dans la sécurité
Ne me laisse pas
Au millieu de la pièce,
Théâtre de l'absurde,
Les comment dis pourquoi
On s'en sortira pas ?
Dans la beauté du mal,
Dans la beauté du sale
Sous les voiles ou les croix,
On s'en sortira pas.

Dans le noir du venin
Ce qu'on est ce qu'on feint,
Dans le bleu de l'absinthe,
Chez les putes chez les saintes,
On se donne on se perd
A passer des frontières,
A trainer sous l'orage,
Un jour vient le naufrage ;
Entre l'or et la faim,
Accroché a ton sein
Dans le feu de l'étreinte
De nos corps qui s'esquintent
Dans les constellations,
Les sodominations,
Dans le faux dans le vrai,
Dans le brut de l'abstrait,
Ne me laisse pas
A la lisière des rêves,
M'éteindre entre tes lèvres,
Sous les voiles ou les croix,
Au coeur de l'attentat...

Au vent des connections
T'as vu comme on se vend !
Par les quatre horizons
T'as vu comme on nous prend !
Dans le faux, dans le vrai,
Dis-moi qu'est ce que tu crois ?
Dans le brut dans l'abstrait
Dis-moi quelle est la voie ?
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:16

Comme une ombre

Comme une ombre
Je serai l'accident,
Sur le bord de la route
La larme de poison,
Caché entre les gouttes
Le joueur de pipeau
Fait danser les serpents.

Je serai le napalm
Qui s'accroche à ma peau,
Tourne autour de mon âme
C'est moi le torero !
Qui remue dans la plaie,
Je serai le couteau.

Rien ne sert de t'enfuir,
Je te rattraperai.
Même en haut de ton empire,
Nous viendrons te chercher

Je serai le virus
Va dans le computer
De la foire au pognon,
Je serai le crackeur
Comme une pourriture
Qui ne s'arrête pas.
Au royaume du sombre,
De la thune et des rats,
Je serai comme une ombre
A chacun de tes pas
Comme une maladie
Qui frappe et qui s'en va.

Tu peux faire ta prière
J'ai fini de jouer.
Viens voir dans le désert
Aux mirages éclatés.
Pour le mal
pour le mal

Le clean le plus sale,
Le tendre et pui le mal
Qui ne s'arrête pas,
Je serai avec toi ;
La clef et puis la chaîne
Sous le chant des sirènes,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Le beau et la laideur,

Le sang et puis le coeur
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi,
Soleil noir d'orage,
De sagesse est la rage,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Pour le mal
Que tu m'as fait
Pour le mal
Que je te ferai...
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:14

Marta

Marta
Des ombres et des mystères qui tournent autour de toi.
En dedans la lumière, te souviens-tu de moi ?
On était volatile, je ne savais pas.
Le couteau dans la chair, toi tu combats

Dis pourquoi, Marta ?

Des cendres et des poussières qui traînent autour de toi.
Du sang dans les rivières, te souviens-tu de moi ?
Tu me laisses inutile, à courir apres quoi ?
Des bouteilles à l'amer, un éffluve de toi.

Dis pourquoi, marta ?
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:12

Clandestins

Clandestins
Dans la chambre sans bruit
La nuit nous faisons route,
Amoureux solitaires
Sans regarder derrière.
Nous fuyons tous les deux,
Tu me dis qu'on est fou,
Alliés, là dans l'ombre,
Tu éclaires
Dans les draps de satin noir
Etaient nos nuits blanches.
Toi tu m'ouvrais la voie,
Moi je cambrais les hanche.
Au brulant de la peau,
Au puissant des parfums
De la sueur de l'autre.
Comme deux sans abri
Au millieu de l'orage.
Sous les coups, sous la pluie
Nous joignons nos visages.
Au delà des réels
Mon amour avec toi,
Allez viens on s'arrache,
Allez viens on se crashe !
Evadés,
Clandestins
Allez viens...

Allez envoie le corps, au défi de l'hardcore
Allez envoie tes rêves, allez envoie tes lunes,
Allez crame mon âme que nous brûle passion, que nous même l'union aux hallucination,
Que la peur dans tes yeux fasse monter l'acide jusqu'au bord
De tes lèvre aussi noires que la nuit qui nous emmène
Au large sur des terres sacrées où l'on aime à saigner,
Où l'on aime à s'aimer.
Que l'on meure maintenant dans ce lit, fugitif,
Accrochés à nous mêmes, perdus sur le récif ;
Que s'arrête le temps !
Que continue l'instant !
Et que s'ouvre l'abysse devant toi mon amour
Allez délivre moi du plaisir qui nous ronge
Allez libère toi au violent de nos songes
Allez transe avec moi sans jamais t'arrêter.
Toute nue sous l'orage, je veux te voir pleurer
Hors de moi !
S'évader,
Clandestins
Dérapés.
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:09

Tu y crois

Tu y crois
Tu y crois toi ?
La magie des rencontres,
Et la peur de mourir
Doit y'avoir autre chose.
Tu y crois toi ?
Les enfants de l'amour ?
Moi putain j'ai du mal,
Doit y'avoir autre chose.
Tu sais bien quoi !
L'ivresse et puis la fête,
Tu sais bien quoi !
Et l'envie de se perdre
Danss les nuits l'un dans l'autre,
Peut-être j'y ai cru.
Je sais plus.
Tu y crois toi,
A tout c'qu'on te raconte,
Qu'on laisse crever nos vieux
Pour que tout aille mieux ?
Parce qu'on est égoïste,
Qu'il suffirait d'aimer,
Et de consumer ;
Mais qu'aimer de travers
Peut mener en enfer !
Tu sais bien quoi !
L'ivresse et les vertiges !
Tu la connais toi,
La carresse et la guerre.

Et l'envie de s'y perdre
Dans les nuits l'un dans l'autre,
Peut-être j'y ai cru.
Je sais plus, je sais plus !
Y'a la thune et la gloire,
Et l'odeur des charniers !
Le devoir de mémoire,
Les prénoms oubliés ;
La culture des racines,
L'art et la religion,
Le bonheur des familles,
Et la fragilité !
Et la fragilité !

Me dis pas toi
Que vivre fatigue,
Qu'on fait que s'évader,
Doit y'avoir autre chose.

Me dis pas toi
Que vivre fatigue,
Qu'on ne fait que passer,
Doit y'avoir autre chose.
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# Posté le lundi 05 novembre 2007 07:06